la méthode · le mécanisme, les mots, le protocole

Ce que fait exactement un robot de grille

Tout le reste du site donne des chiffres. Cette page donne le mécanisme qui les produit. Elle l'explique sur un cycle réel, pris dans les neuf cents jours rejoués : les prix, les ordres et les dates sont ceux qui ont eu lieu, jamais un exemple arrangé.

Ce n'est pas le prix qui remonte vous chercher. C'est votre prix de sortie qui descend à sa rencontre.

Cette phrase est tout le mécanisme. Le reste de la page la démontre, en cinq temps.

Premier temps

On pose une échelle sous le prix

Un robot de grille n'essaie pas de deviner le sens du marché. Il pose à l'avance plusieurs ordres d'achat sous le prix du moment, à des distances croissantes, et il attend. Si le prix monte, rien ne se passe. S'il descend, les ordres se déclenchent un par un, du plus haut au plus bas.

Les mises augmentent vers le bas, et c'est là que tout se joue. Un barreau a -53 % reçoit vingt-sept fois plus d'argent qu'un barreau à -2 %. Acheter beaucoup en bas et peu en haut fait descendre le prix moyen du lot bien plus vite que le marché lui-même.

l'échelle, mises dessinées à l'échelle

Deuxième temps

Le prix descend, le prix de revient descend plus vite

achat vente prix de revient moyen prix de vente visé barreaux de l'échelle
achatprixmiselot détenu prix de revientil faut remonter de sans étaler, il faudrait

Les deux dernières colonnes sont la démonstration. « Il faut remonter de » est la hausse qu'il reste à faire pour que la vente se déclenche. « Sans étaler » est ce qu'il aurait fallu si la même somme avait été posée d'un seul coup sur le premier barreau.

Le mécanisme est arithmétique : on ajoute au lot une part achetée moins cher que la moyenne, donc la moyenne baisse — et comme les mises grossissent vers le bas, chaque nouvel achat pese plus lourd que le précédent dans cette moyenne.

Troisième temps

On revend tout le lot d'un coup

Il n'y a pas de sortie barreau par barreau. Des que le prix repasse au-dessus du prix de revient moyen plus l'objectif — frais compris — la position entière part en une fois, et une échelle neuve est posée au prix du moment.

Quatrième temps

Quand rien n'est acheté, l'échelle remonte

Tant qu'aucun barreau n'est touche, l'échelle n'est pas figée : sa référence suit le prix vers le haut. Un marché qui monte pendant des jours ne laisse donc pas le robot avec des ordres loin sous le cours — il les remonte avec lui, et reste à -2 % du plus haut atteint.

Le revers est le mode de défaillance le plus courant de la stratégie : en hausse continue, un robot de grille ne fait rien et regarde passer. Il ne perd pas d'argent, il n'en gagne pas non plus, pendant que détenir simplement aurait rapporte.

la référence suit le prix tant que rien n'est acheté

Cinquième temps

Ce qui peut mal tourner

La baisse durable

C'est le défaut structurel, et aucun réglage ne le corrigé. Si le prix descend et ne remonte pas, les barreaux se remplissent tous, le lot reste dehors, et le capital est immobilisé aussi longtemps qu'il faut. Le moteur ne vend jamais a perte : un cycle qui part à la baisse n'est pas mauvais, il est éternel. Mesuré sur neuf cents jours : un lot passe 58 % de son temps sous son prix de revient, et 79 % pour les cycles de plus de deux jours.

Le seuil d'abandon

Sous le dernier barreau, une règle écrite d'avance arrête les frais : on n'ajoute plus rien. Le lot détenu reste, mais l'échelle cesse de creuser. C'est une borne, pas une protection — elle limite ce qu'on peut perdre de plus, pas ce qu'on a déjà engagé.

Le plancher par ordre

Une plateforme refuse un ordre trop petit : elle ne l'agrandit pas. Avec un plancher de 12 EUR, une échelle à huit barreaux sur 200 EUR ne peut pas avoir de vraies « grosses mises en bas » — les premiers barreaux tomberaient sous le plancher et ne seraient jamais posés. C'est une contrainte mesuree, pas un choix : elle commande la géométrie de l'échelle bien plus que n'importe quel réglage.

Les mots

Le site en emploie une vingtaine sans les définir ailleurs. Les voici, avec un exemple pris dans le cycle ci-dessus ou dans le direct.

Comment on mesure

Un chiffre sans son protocole ne vaut rien. Voici celui de tout ce que le site publié.

Une bougie ne dit que quatre nombres

Le rejeu ne connaît d'une bougie que son ouverture, son plus haut, son plus bas et sa clôture. Il doit donc deviner l'ordre dans lequel le prix les a parcourus, et cette convention décide seule si un achat a eu lieu avant une vente. Convention retenue : une bougie haussière passe par son bas puis par son haut, une baissière l'inverse. Sur une bougie horaire c'est un pari lourd ; au pas de cinq minutes il ne reste presque rien à deviner. Toutes les mesures du site sont faites à cinq minutes, et l'épreuve de stabilité rejoue le même réglage à l'heure, à cinq minutes et à la minute pour vérifier que le résultat n'est pas un artefact de finesse.

Les frais, le plancher, et ce qu'on suppose

La limite connue, et non corrigée

Un barreau est compte touche dès que le plus bas d'une bougie l'atteint, sans regarder le volume échange. Sur TRX/EUR, 93,7 % des bougies de cinq minutes échangent moins que le barreau de 384 EUR, et 26 % moins que le premier barreau. Sur les paires les plus fines, les résultats rejoués sont donc optimistes d'une quantité qui n'a pas encore été bornée. C'est écrit ici parce que ça ne l'était nulle part.

Pourquoi une validation en avant

Choisir un réglage sur une période puis le mesurer sur cette même période ne mesuré rien : on retrouve ce qu'on a choisi. La validation en avant découpe neuf cents jours en blocs de cent, choisit le réglage sur les trois blocs précédents, et ne relève que ce qu'il rend sur le bloc suivant, jamais vu. L'écart entre les deux lectures est le surajustement, et il vaut 4,82 points par bloc sur ce dispositif.

Ce qu'on s'interdit de conclure

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